Le référencement naturel est une discipline en constante évolution. Lorsque l’on sait que la mission nécessite de s’adapter aux critères de différents pays, l’exercice se complique. Quelles sont les spécificités du SEO en Belgique ? En quoi sont-elles différentes de celles de la France ?

Découvrons ensemble comment adapter sa stratégie de netlinking à la Belgique et pourquoi est-ce que c’est plus compliqué qu’en France.

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France et Belgique : quelles sont les différences pour le référencement d’un site web ?

Même si des similitudes peuvent s’observer en ce qui concerne le référencement naturel entre la France et la Belgique, les deux pays possèdent deux différences significatives :

  • Une différence de marché: bien que beaucoup de caractéristiques rassemblent la Belgique et la France, le deux pays ne sont pas des copies conformes. La première erreur en SEO serait de considérer que le marché belge est similaire au marché français.
    Outre les différences de marché franco-belge, on observe des disparités de mode de consommation au sein même de la Belgique. Une pluralité culturelle à prendre en compte en référencement SEO.
  • Une différence de langage : l’autre différence majeure concerne évidemment la langue. Rappelons-le, en Belgique, on possède trois langues officielles : le français (en région wallonne), le néerlandais (en région flamande) et l’allemand (au sein de la communauté germanophone). En pratique, on y parle surtout le français et le néerlandais.

Cette complexité, surtout au niveau de la langue, oblige les référenceurs à penser l’optimisation SEO de manière multilingue. Ne pas penser multilingue serait se priver d’une partie importante de potentiels consommateurs.

Netlinking, vraiment utile en Belgique ?

Par exemple, si en Belgique francophone (Wallonie) et en France, on recherche plutôt « agence seo » pour faire appel à des experts en référencement Google, ce sera « seo specialist » en Flandre et aux Pays-Bas au lieu de « seo agentschap ». Il ne s’agit donc pas de réaliser une simple traduction.

Alors même que nous sommes dans un pays identique, avec la Flandre et la Wallonie, nous devons penser la stratégie de référencement naturel différemment, et donc, le netlinking différemment.

De plus, il est très important pour un site belge voulant s’imposer sur l’entièreté du pays de mettre en place une stratégie de référencement naturel et d’obtenir des backlinks dans les 2 langues. Effectivement, si l’on prend uniquement les francophones, on atteint moins de 5.000.000 habitants. Toucher plus de 11.000.000 de consommateurs belges est quand même plus alléchant. Après, tout dépend de votre offre de produits et services.

Quelles sont les techniques classiques de netlinking ?

Le netlinking consiste à augmenter le nombre de liens entrants menant vers votre site internet, tout en renforçant son autorité. Rappelons-le, pour que son site se positionne dans les meilleurs résultats des moteurs de recherche, il est important de travailler sur le site (On-site) et en dehors du site (Off-site). Le netlinking est une partie importante de ce second pilier.

Pour obtenir des liens pertinents, de nombreuses méthodes existent. Nous pouvons citer le « linkbuilding », qui consiste à la création « volontaire » de liens (via des annuaires de référence, l’achat de liens sur des sites médias ou thématiques, l’intervention sur des forums reconnus, etc). Il est important de savoir qu’à partir du moment où l’on crée un lien dans le but d’améliorer le positionnement de son site, on est en dehors des règles (guidelines) de Google. Une campagne jugée abusive peut mener à une pénalité du moteur.

Nous pouvons également citer les stratégies de « linkbaiting » qui, elles, consistent à la création de liens de manière « naturelle » via la publication de contenus viraux. Par exemple, la diffusion d’une infographie ou d’un communiqué de presse auprès des journalistes ou des blogueurs influents.

La quantité, la qualité et la pertinence des liens vers votre site sont d’une importance capitale. Cependant, tout comme on ne fait pas du netlinking exactement de la même manière en France et en Suisse, la Belgique dispose également de ses spécificités. Avec la contrainte supplémentaire du néerlandais, ce n’est pas de tout repos.

Lorsque l’on mène une campagne de maillage pour un site belge, on privilégiera évidemment les sites nationaux en termes de source de liens. On profitera donc des spots (sources de liens) avec une extension (TLD) « .be » et, ensuite, des « .com » et des « .fr ». C’est l’idéal, en termes de pertinence. Les extensions « .nl » étant consacrées aux Pays-Bas, mais généralement très utiles pour la partie néerlandophone du pays.

Pour votre maillage entrant, pensez aussi à votre pays

L’enjeu de netlinking, quel que soit son pays de destination, est de réussir à contextualiser le lien retour.

De ce fait, pour créer un lien vers un site belge, qui doit se positionner sur la SERP belge, bien au-delà de l’extension et du country code TLD (ccTLD), il est important de contextualiser correctement le lien.

Par exemple, il n’y a pas d’inconvénient à publier un article sur un magazine en « .fr », pour une assurance auto en Belgique, qui compare les avantages et inconvénient de l’assurance automobile en France et en Belgique. Le texte entourant le lien devra être contextualisé et il devra élaborer le sujet des assurances auto en Belgique.

Dans ce cas, Google comprendra qu’on vante (contenu positif) ou non (contenu négatif) une assurance auto spécifique en Belgique.

La contrainte principale du netlinking en Belgique est la difficulté de trouver des spots en « .be » ou en « .nl ». En effet, ces extensions (TLD) se font plus rares que les « .fr » ou les « .com ».

Différents types de stratégie de netlinking

A l’instar des autres pays, différentes stratégies peuvent être adaptées à la Belgique.

D’abord, tout comme en France, il est bon d’utiliser la presse belge locale, régionale et / ou nationale à des fins de netlinking. Bien sûr, la véracité et la qualité de l’article sont des points vérifiés par les journalistes.

Il est possible de publier des articles de presse soit via l’achat (link building), soit via la diffusion de communiqués de presses spécifiques s’adressant aux journalistes concernés. Selon notre thématique, il est bon de mener des études et de les diffuser. Ça fonctionne bien.

Bref, les mêmes stratégies qu’en France ou que dans un autre pays.

Ensuite, les PBN (Private Blog Networks) ou les sites thématiques disposent d’un avantage considérable : la maîtrise des liens naturels créés. Il existe évidemment moins de noms de domaine expirés en « .be », sur lesquels monter nos sites thématiques. Mais ils sont également moins recherchés que dans des pays comme la France (à l’instar des extensions « .ch » pour la Suisse). La concurrence est moins rude, donc, partir à la chasse aux noms de domaine expirés belges est une très bonne idée !

Pour ce faire, des services comme PBNpremium ou ExpiredPack sont nos amis. Pour les plus aguerris, il est possible d’utiliser Scrapebox et Xenu pour récupérer et parcourir des centaines de milliers d’URLs afin de déceler les perles belges. Ce sujet pourrait faire l’objet d’un article complet. Nous n’irons pas plus loin ici.

Enfin, les échanges de liens entre référenceurs belges est, évidemment, du bon sens. La communauté SEO belge est plus « cachée » qu’en France. Il y a des spécialistes, mais ils communiquent et échangent moins sur le sujet. Cela pourrait se développer dans les années à venir. En attendant, il reste cohérent de développer son réseau de consultants SEO belges, par exemple sur LinkedIn, et de pratiquer l’échange de liens.

Cet article a été rédigé par Adrien Russo, spécialiste SEO au sein de l’agence de référencement naturel Eskimoz.be. En tant que consultant en référencement et belge, il offre dans cet article une vision des grandes différences entre la Belgique et la France.

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